Le Canal des 2 Mers au mois de novembre

Du 07/11/23 au 21/11/23

Une tente au lever du soleil le long du canal

Le départ

Nous le savions, nous ne sommes pas partis à la meilleure période pour un voyage à vélo.
Mais tout cela était savamment calculé ! En partant en automne/hiver de France, nous nous trouverons si tout se passe bien au printemps en Asie centrale, une bonne période pour la traversée à vélo des pays en -STAN (Kazakhstan, Ouzbékistan…) . Si nous étions partis à la belle saison, nous nous retrouverions en quelque sorte bloqués au moment du grand froid en Asie centrale, ce que nous ne souhaitions pas. Par ailleurs, notre projet est de voyager majoritairement à vélo, mais pas que ! Nous souhaitons montrer qu’il est possible, dans le cadre d’un slow-travel, d’allier le vélo à des moyens de transport en commun peu polluants . Nous nous autorisons donc à prendre des trains, ce qui nous permet d’éviter des journées où les conditions pour rouler sont compliquées, mais également de gagner du temps, que nous préférons passer sur des volontariats en immersion dans les pays traversés.

Donc nous voilà partis le 7 novembre de Saint Brevin l’Océan, avec le privilège d’être accompagnés par quelques amis ainsi que mon frère durant les 20 premiers kilomètres, c’est-à-dire jusqu’à la jolie ville balnéaire de Pornic. Ensuite à nous deux de tracer notre route en direction de Lunel, dans l’Hérault, où nous prendrons quelques jours de repos chez la famille d’Yvan, tout en passant voir des amis à La Rochelle, Bordeaux et Toulouse.

L’itinéraire prévu

Comme nous souhaitions passer voir des amis sur la route, l’itinéraire devait nous faire passer par la cyclodyssée, la vendée à vélo, puis descendre en Charentes-Maritimes … un beau petit programme quoi !

L’itinéraire réalisé

Il n’a pas fallu attendre longtemps après notre départ pour que la météo nous rappelle que nous partions tout de même en novembre ! Dès le premier soir en bivouac, le thermomètre était proche de 0. et le lendemain fut déjà pour nous l’occasion de tester nos capacités amphibies.

Julie en tenue de pluie sous un préau

Bon , après 47 km avec 50km/h de vent pleine face, et trempés jusqu’aux os, nous prenons le décision d’abréger ce moment de de communion avec les dieux (bretons?) de la pluie , en décidant dès le lendemain de prendre un TER pour rejoindre un copain à La Rochelle.

Souvenez vous, en novembre dans l’ouest de la France, nous avons été bien gâtés au niveau des tempêtes… Céline cédant la place à Ciaran puis à Domingo etc etc… !
Nous n’avions qu’une hâte, pouvoir pédaler et bivouaquer au presque sec ! Nous avons alors repris la route en esquivant ces maudites dépressions à partir d’Agen en prenant des trains, nous permettant au passage de valider la compatibilité du transport des vélos avec les TER et Intercités français.

Une carte avec un trajet tracé en rouge

Agen, le canal des 2 Mers, enfin du plaisir !

Le Canal des 2 Mers relie l’Océan Atlantique à la Mer Méditerranée (ou l’inverse, ça dépend comment vous le prenez!)

Un vélo qui roule le long du canal

Les bords du canal, sont bien aménagés et la conduite à vélo y est très agréable. À l’automne, les bords du Canal sont très photogéniques, avec une lumière douce et des arbres aux feuilles jaune, orangées ou rouges. Il s’agit de voies cyclables ou piétonnes, donc 100 % sécurisées et relativement plat Le trajet est ponctué du passage de nombreuses écluses (petits ponts) plus ou moins esthétiques, et aménagées (toilettes, eau potable, tables de pique-nique…) À la belle saison, l’ambiance doit être d’autant plus sympa avec les guinguettes ou autres commerces ouverts installées aux abords des écluses. Mais attention à la surfréquentation ! Si vous le pouvez, la période hors vacances scolaires au printemps devrait être un bon compromis.

Nous sommes passés par Toulouse, si vous souhaitez vous y arrêter, sachez qu’il est très facile d’accéder au centre-ville de la ville Rose à vélo, tout en restant en sécurité sur des pistes cyclables. Ensuite, du moment que l’on quitte Toulouse, c’est la partie Canal du Midi qui commence !

On reste dans ce même esprit de traversées d’écluses et de petits villages sympas, dont les plus emblématiques sont Homps et Le Somail. À Agde , on rejoint enfin la Mer Méditerranée ! Puis itinéraire jusqu’à Montpellier puis Lunel est relativement bien aménagé. Nous avons pris le temps d’apprécier la traversée de la belle (et agitée!) ville de Sète que nous affectionnons particulièrement.

Le bivouac

Le bivouac le long de cet itinéraire n’a posé aucune difficulté notable, surtout à cette période de l’année, avec une très faible fréquentation. Quand arrivait la nuit, nous nous posions aux abords du canal, ou bien à proximité, un peu à l’abri des regards, et personne n’est venu nous déranger. Nous nous sommes même permis un bivouac bien agréable sur la plage d’Agde avec un bain de minuit !

Les difficultés rencontrées

Honnêtement, quasiment aucune ! Tout est fait pour rendre les cyclo voyageurs heureux ! Bien que l’humidité soit bien présente, il ne faisait pas encore trop froid, ce qui nous permettait de vivre sereinement nos premières semaines de cyclo nomadisme. Une fois passé Toulouse, il y a eu plus de dénivelé sur l’itinéraire, ce qui nous a permis de bien nous entraîner pour la suite du périple.

Nos coups de cœur

Le Minervois, entre Carcassonne et Narbonne

Le Minervois est situé dans la région Occitanie, départements de l’Aude et de l’Hérault. C’est un territoire vallonné, où la viniculture y est très importante, ce qui donne ses couleurs typiques à cette zone. C’était un vrai régal de pédaler dans ce coin là, où les couchers de soleil donnaient lieu à d’incroyables paysages.

Le château de Carcassonne vue de loin

Le Château de Carcassonne par un magnifique coucher de soleil

Deux vélos au bord de la route près d'un champs

Quelques stats !

  • Durée 15 jours
  • 12 jours pédalés
  • +/-  632 km à vélo
  • Moyenne de +/- 52,6 km pédalés par jour
  • +/- 472 km en train
  • 9 nuits en bivouac 
  • 5 nuits hébergés par des amis